vendredi, août 17, 2007

Les pensées de D.

Il a tout dit, je le trouve philosophe ! C'est mon poto à moi, un mec qui sait écrire lui !

------------------------------------------------------------------------------------

En ce moment, c'est mon idée fixe et ma crainte n°1, le manque de
temps...

Depuis peu, je gagne plus d'argent mais pour cela je sais que je dois sacrifier la plus grande des richesses : le Temps ! Le temps c'est de l'argent, effectivement, mais l'inverse n'est pas vrai. Tout l'argent du monde ne permet pas de récupérer le temps dérobé, disparu, envolé. A jamais, pour toujours, irrémédiablement. Je ne sais d'ailleurs pas s'il existe une pensée latine, genre "profite de tes richesses matérielles" pour faire le pendant de Carpe Diem.

Bref, comme T., l'arrivée d'un bébé me fait encore plus prendre conscience de mes priorités existentielles et de ce qui est Important.

Etrange comme les opinions évoluent. Entre 15 et 20 ans, je soutenais à qui veut que mon salaire futur m'importait peu, que je voulais avant tout un métier qui me passionne, qui me porte, qui fasse sens avec moi. Il y a eu mes études, de longues années d'insouciance et de méconnaissance totale du marché du travail. Puis il y a eu la prise de contact avec la vie réelle, la galère pour trouver un job dans ma voie, le chômage et puis les boulots par dépit. Au début, on espère
qu'il faut juste payer le billet d'entrée, qu'il est un peu cher mais que ce n'est qu'une question de temps. Mais les années ont passé, les centaines de candidatures n'ont jamais porté les fruits escomptés, et l'on finit par se résigner en partie. On se contente du job et du
salaire qui va avec. On finit même par oublier qu'on a sacrifié à la fois la passion et le salaire.

2-3-5 années passent. Puis on trouve sa condition de moins en moins enviable lorsque l'on regarde autour de soi à diplôme comparable. A gagner 1500 euros par mois pour un boulot alimentaire dans un trou paumé, avec certes des collègues sympas, on finit par être envieux et
dépité. Attention à ne pas devenir aigri. Alors il faut bouger, se secouer, tenter autre chose, ne pas laisser passer sa chance, tenter le tout pour le tout, ne pas avoir de remords plus tard... Quand on a une certaine ambition et un peu d'estime de soi, il ne faut pas laisser la résignation occuper le devant de la scène.

Alors vient le Canada, le plaisir de se frotter à un nouveau monde, d'esquisser une nouvelle vie, de se dégager de certaines contraintes quotidiennes, de vivre dans une bulle revivifiante. Partir à l'étranger, c'est se donner l'illusion de remettre les compteurs à zéro. Le mirage du "tout est possible".

Puis le retour arrive et on retrouve ce qu'on avait laissé en plan. Le pire comme le meilleur. Dans mon cas, 5 mois de chômage, à force on relativise, mais aussi la satisfaction nouvelle de faire mouche, de décrocher des RDV, de convaincre et de faire la différence. Entretemps, la plus formidable des nouvelles tombe d'un petit bout de plastique qui vire au rose, puis l'embauche début février. Depuis, les choses se sont précipitées. Gros travail, grosse pression, grosse galère à se démener dans mon nouveau costume de commercial, un peu seul au monde côté formation, la menace qui plane de me faire larguer au bout de deux mois. Les choses semblent aussi vouloir se détraquer du côté de C., grosses sueurs froides, semaines abrutissantes de travail, de répétition et d'angoisse. Heureusement, l'orage passe, le ciel bleu arrive. C. tient le coup et je transforme l'essai côté boulot.

Là j'émerge tout juste et la fin de mes vacances approchent. L'heure d'un petit bilan en somme, une courte pause et un soupçon de recul. Se faire entre 3000 et 4500 euros par mois (!), whaouh, ça donne brusquement le vertige, ça laisse entrevoir de nouvelles possibilités, bref une bouffée d'oxygène condensé après avoir passé des mois à faire super attention à tout. C'est aussi une sensation un peu vaine de réussite. Voilà ce que les Amerlocs ont fini par foutre dans les cervelles de tout l'occident, la réussite et l'épanouissement par le travail, le fric et les biens matériels.
Perso, j'en connais le prix à payer : penser boulot 24h/24, ne pas compter mes heures, sacrifier toutes mes soirées (adieu resto, ciné et petite bouffe entre amis d'un soir), voir mes WE un peu grignotés du côté des samedi. L'autre jour, avec C, je faisais un tour d'horizon des avantages. Ok, l'argent peut permettre de s'offrir un peu de temps dans l'absolu : une femme de ménage, un jardinier, assez dérisoire au bout du compte. Certes, Céline pourrait travailler à 80% du temps, voire à mi-temps, mais dans ce plan, je suis un peu le dindon de la farce. Ensuite je me suis demandé si l'argent permettait de s'offrir plus de loisirs. En l'occurrence, non, faute de temps
pour les pratiquer. Ou alors seulement des loisirs de luxe, dépenser bcp en peu de temps pour se prouver que ça vaut le coup. Mais bon, pour photographier des papillons, bouquiner, marcher en forêt, faire une soirée poker entre potes (etc), ça sert pas à grand chose. Pour moi, le constat est éloquent : l'argent permet avant tout de s'offrir des biens matériels. De ceux qu'on achète en 5 minutes ou une heure, dans une galerie commerciale, une exposition de peinture, une concession automobile, un magasin de fringues... Pas besoin de bcp de temps pour dépenser un max. Alors certes les biens matériels peuvent participer au confort, au plaisir, à la détente, mais ça reste des
biens matériels. De tristes biens matériels. Des biens matériels pour remplacer des soirées en amoureux, les sourires d'un bébé, des crises de rire avec des potes, du temps avec des parents qui ne sont pas éternels, du temps pour ses passions... La vie quoi.

Bref en quittant la chambre d'agriculture de l'Allier, j'ai perdu un bien rare : le temps pour soi, le temps avec les autres, le temps de vivre et de respirer.

Bref me voilà tiraillé entre un job qui me permettrait de largement faciliter notre future accession à la propriété, de mettre de l'argent de côté pour Co. et ses futurs frères et soeurs, et de garantir nos vieux jours sans se ronger les sangs, et le temps, CE temps qui est irremplaçable, que je ne sacrifierais pour rien au monde. Moi non plus je ne suis pas éternel. Bref, je sais pertinemment que je n'ai pas encore trouvé le compromis à mes errances professionnelles et qu'il me faudra une fois de plus repartir en quête. Mon but pour l'instant, tenir le coup encore un peu, histoire de gagner le maximum d'argent pour épargner et m'en émanciper et me faire une carte de visite valorisable par la suite.

Voilà ce qui me trotte dans la tête en ce moment. Ce sont sans aucun doute les yeux de ma fille, qui pétillent de vie, qui me poussent à réfléchir de la sorte.


jeudi, février 01, 2007

Les idées trompeuses quant à la pollution

Voici encore un extrait d'une conversation avec des amis sur la polution générée par nos autos et surtout le raccourci assez rapide avec l'unique idée de reduire les rejets de nos chers voitures.


( je critiquais violement les 4x4 parisiens, il me répond)


"Venons en au sujet: les 4x4 : ca polue ! je réponds ça dépend...


Du point de vue de la consommation OUI les 4x4, plus lourds, moins agiles consomment plus, mais pas tous. Le Lexus 450h consomme peut-être moins que ma voiture avec son moteur hybride électrique, c'est une très bonne alternative. Du point de vue planette, je répondrai ça dépend aussi :)


Prenons le gros 4x4 qui pue, le Hummer 2 ou 3 tonnes d'acier et un moteur qui avale tout (gasoil essence, vin, huile, alcool, ...) et la belle Toyota Prius moteur hybride qui consomme 4 litres au 100.


De ton point de vue, la petite consomme moins, donc polue moins : Faux.


Prenons de la construction de la voiture à sa destruction finale. La Prius utilise beaucoup plus de technologies, les batteries sophistiquées, des puces partout... tout ca à construire polue énormément, à la déconstruction, c'est pire !


Le hummer est brut de fondrie, pas trop de techno et pour le détruire, tu le fonds :)
bref, la polution engendrée sur toute la vie de ces deux voitures sera plus élevée du coté de la Prius (et je suis le premier déçu).


Passons aux voitures qui ne polluent pas, les hydrogènes, qui rejettent que de l'eau.... et bien l'hydrogène est TRES poluant à fabriquer !!!! très très poluant !


Donc la encore, il faut regarder plus loin que sa pompe ! :)
Personnellement, apres avoir appris tout ça, ma prochaine voiture sera un moteur diesel à fap ou un essence à turbo. Une voiture classique, pas trop lourde, aerodynamique et solide. Et un peu de confort... une Lexus is220d par exemple :) je blague"


Je suis globalement encore une fois assez troublé par ces arguments qui me semblent super valables (un bémol sur la fabrication de l'hydrogène qui par simple éléctrolyse de l'eau)


Il est donc évident que l'utilisation d'un concept non polluant doit l'être depuis sa fabrication, lors de son utilisation et jusqu'à sa destruction.



mercredi, janvier 31, 2007

Couper son jus le 1er février

Comme tous les jours, en consultant religieusement raleblog je suis tombé sur l'article "On coupe".

L'idée est louable, il faudrait que tout le monde coupe son compteur pendant 5 minutes.
Cette inititive reprise par de nombreux blogueurs dont celui mes amis expactriés dans le thread "Pendant que Bush se torche le cul avec les accords de Kyoto..." nous invite à participer à cette action écologique.

Pourtant un autre ami travaillant dans la centrale nucléaire de Chinon nous met en garde en répondant ceci :

"j'ai vu encore une fois que la 1er février devait être un jour d'économie...
oui, c'est une idée mais je le ferais pas et je dis pourquoi

donc je ne le ferais pas parce que
... je vais oublier
... j'essaie de le faire tous les jours et pas 5 minutes par an
... ça ne servirait à rien en terme de gain car tout le monde rallume ensuite sa télé pour voir ce qui s'est passé mais le plus important, si tout le monde le faisait, si tout le monde (en France) coupait son compteur EDF pendant 5 minutes, on risquerait le black out une baisse de consommation brutale ferait une surproduction ponctuelle sur toute les centrales nucléaires, qui ne réagiraient pas assez vite. Cela entraînerait un îlotage (la centrale se couperait du reste du réseau) avec peut-être un déclenchement d'arrêt d'urgence. Chaque centrale ainsi coupée du réseau se retrouverait seule (heureusement sans risque en France) dans l'attente de la stabilisation du reseau si toutes les centrales réagissent mal, la France se retrouve dans le noir... et pas pendant 5 minutes, comptons plutôt 5 heures si tout va bien on pourrait aussi faire sauter les autres réseaux (comme l'Allemagne a fait sauté la france en décembre) et créé ainsi un black out européen...

Gain: des risques d'accident un peu partout (signalisation, hopitaux) et des gros frais pour tout le monde et pas pour les hautes instances, je dirais plutôt pour nous tous toutes les équipes de quart du 1er février sont surement au courant dans les sites de production et j'espère qu'ils feront preuve de professionnalisme si cela devait se produire.

Couper sa tv, couper internet, arrêter sa voiture, couper son téléphone durant 5 minutes ou une heure ne créée aucun risque, couper la consommation, je préfère pas
imaginez vous en train de gravir une pente à vélo, vous trimer régulièrement, en rythme depuis pas mal de temps et là, l'espace d'un instant, la chaine saute ... tout s'emballe ! pire, si vous ne tombez pas et que la chaine se reprend... bah, si vous résister aux deux avaries, bravo :D "


Son argumentaire se tient non ?

Alors que faire ?

jeudi, janvier 18, 2007

Lance pierre humain

J'adore ce genre de truc méga débile :



L'inventivité humaine n'a de cesse de me surprendre (pour mon plus grand bonheur).

mercredi, janvier 03, 2007

Bonne année à tous

Je vous souhaite à tous ce que vous voulez. Moi, je me souhaite du courage pour faire les choses, comme ne pas délaisser totalement ce blog qui ne sert pas à grand chose finalement !

J'aurai certainement dû faire un truc plus perso ou rencentrer sur des pensées du moment sans trop chercher à les développer.

Ouais, pas mal ça comme idée.


jeudi, octobre 19, 2006

Pub

Déjà quatre mois depuis la dernière mise à jour : quelle misère.

Bon je balance quelques liens que j'aime particulièrement :

le blog de David, un copain qui dessine et qui percera un jour je l'espère : http://dadavibran.blogspot.com/

Le blog de la Lorie de la bédé, son album est très orienté teen age ( je n'aime pas) mais elle a un réel talent dans le dessin et son site en montre certains : http://www.bloglaurel.com

Allez zou c'est tout pour aujourd'hui, il va vraiment falloir que je sois plus assidu.

lundi, juin 19, 2006

Mon avenir

Ce matin dans mes bouchons parisiens préférés, je me suis posé de vraies bonnes questions profondes. Mais qu’est ce que je fous la ? Nan mais sérieusement ! Ou sont passés mes rêves de gamins ?

Nan parce que merde quoi, je ne serai pas chef du monde, ça me paraît assez mal engagé, l’option star du rock tarde un peu, quant à devenir dessinateur de BD mes talents sont au dessin ce que Bataille et Fontaine sont à la télé : affligeant. Alors que reste-il ? Dois-je m’accrocher comme un morpion sur le cul d’une none et regarder le temps passer sans réagir…

Bon sang ! Bien sûr que non ! Allons trouver le responsable de tout ça et gueulons un grand coup, allons nous plaindre que la vie n’offre décidément pas ce qu’on veut.

Rageant, personne ne répond jamais… D’ailleurs on ne sait pas vraiment à qui s’adresser . Le service après vente de la vie laisse un peu a désirer. Tant pis, on va se débrouiller seul, regardons ce qui se passe à droite puis à gauche… Ok… calmé.


A-t-on le droit de se plaindre finalement. Doit-on s’estimer heureux quand on voit tant de misère et de malheur autours de soi ? Je ne sais pas, toute personne est malheureuse à son niveau. Un homme d’affaire est capable de s’envoyer un suppo en plomb dans la cervelle s’il est ruiné (entendez par là qu’il passe du statut de milliardaire à millionnaire). L’homme est assez pathétique en fait, jamais heureux de son sort et toujours envieux de celui des autres. J’en suis un digne représentant. Je pourrais me dire qu’il y a pire, car il y a pire, vraiment pire et me contenter de ce que j’ai.


Mais il faut avancer les gars, faut se bouger le fion et s’activer un peu. La chance sourit aux audacieux ! Sans audace pas de gloire (j’adore les citations, je n’en connais pas beaucoup mais ça claque non ?).


Je pense donc que la recette finale n’est pas de se plaindre mais de se donner toujours l’envie et les moyens de progresser, de continuer, d’atteindre cet idéal utopique sans dénigrer ce qu’on est au moment présent.

En même temps la branlette intellectuelle, ça va un temps. Personne n’a une lampe à génie, j’ai deux-trois souhaits à faire !